lundi 29 avril 2013

GESTION EN BIENS COMMUNS DES TERRITOIRES ET DE LEURS RESSOURCES / PROJET EAU-MINES / SALINAS GRANDES GUAYATAYOC ARGENTINE


Dans le cadre du programme «gestion en biens communs des territoires et de leurs ressources» soutenu par la Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l'Homme (http://www.fph.ch),  le projet «Salinas Grandes Guayatayoc» est mis en œuvre par l’APMM en partenariat avec les Leaders de la Communauté Aborigène Cerro Negro et des Communautés des Salinas Grandes Guayatayoc, et de Roger MOREAU, Membre du Bureau International de l’APMM, Membre de «Autoconvocadoscontra la Minería Contaminante» de Tilcara et Chargé de mission des communautés aborigènes des «Salinas Grandes», dans la province de Jujuy- Argentine.


Objectifs généraux du projet territoires, eau et mines : Soutenir les populations dans leur lutte contre les projets miniers, la spoliation et l’accaparement des ressources naturelles en territoires de montagne

Objectifs spécifiques du projet Salinas Grandes Guayatayoc
·               Réaliser une étude scientifique sur les impacts environnementaux, sociaux et culturels de l’extraction minière de lithium dans la Cuenca (bassin) de Salinas Grandes et la Laguna de Guayatayoc
·               Diffuser les résultats de l’étude, avec l’objectif de renseigner le plus grand nombre possible d’habitants du bassin minier (7000 habitants). Publier les résultats de l’investigation et les témoignages des habitants affectés par l’exploration et l’exploitation de la mine de lithium, dans un format accessible à tous et de distribution simple (web, imprimés et audiovisuel).
·               Réaliser un matériel écrit et audiovisuel de diffusion des connaissances acquises auprès des communautés concernées et des communautés voisines et des organisations alliées, localement, nationalement et internationalement.
·               Commenter ce matériel auprès de ses destinataires.
·               Réaliser les rencontres nécessaires pour approfondir les contenus du séminaire avec les populations locales et stimuler la synergie avec d’autres foyers de résistance aux mines à grande échelle en Argentine, dans les Andes et d’autres  massifs.
Séminaire Agua de Castilla

  • 1ère étape du projet : séminaire sur l'eau à Agua de Castilla (Altiplano, Argentine) les 2-3 mars 2013 (150 participants)

L’atelier/séminaire s’est tenu dans la Communauté de Agua de Castilla, sur le bassin de Salinas Grandes Guayatayoc, le samedi 2 et le dimanche 3 Mars 2013, devant cent cinquante personnes, parmi lesquelles un nombre important d’invités d’autres communautés et organisations, notamment trois représentants des communautés du Salin d’Uyuni ( Bolivie) affrontées elles aussi à des projets d’extraction de lithium. L’exposant principal a été le Professeur Raúl Montenegro, Prix Nobel alternatif de biologie (2007), qui avait préalablement effectué la recherche scientifique que nous lui avions commandée dans le cadre de la Convention. Cette recherche a donné lieu à une intervention de plusieurs heures. Une version écrite de ce travail et une vidéo de synthèse sont en préparation au moment de la rédaction du présent projet (fin Avril 2013)
Au cours de l’assemblée du 2 Avril, une large place a été consacrée à un bilan du séminaire. A été reconnu unanimement l’apport inestimable du séminaire, la clarté de l’exposition de Montenegro, et a été exprimé de manière réitérée le désir d’approfondir les sujets abordés et de les porter à la connaissance des milliers d’habitants du bassin qui n’ont pu y assister.


  • 2ème étape :  diffusion et mutualisation

Dans un deuxième temps, nous nous attacherons à produire un effet multiplicateur du séminaire en en communiquant peu à peu les conclusions (grâce à la documentation écrite et audiovisuelle et moyennant des déplacements) à l’ensemble des 7000 habitants du bassin, aux populations environnantes, et, au-delà, à d’autres populations concernées par le “triangle du lithium”.  Ces actions de diffusion depuis le bassin des Salinas Grandes sont susceptibles de remplir un rôle stratégiquement important d’information et de formation, pour le moment inédite, et de stimulant pour des mobilisations sociales face au puissant lobby transnational du lithium. Pour assumer pleinement cette tâche selon une stratégie qui sera débattue en assemblée générale en Avril, les communautés des Salinas Grandes devront renforcer leur capacité de communication et de déplacements sur leur grand territoire.

  • 3ème étape : synergie et capitalisation

Un troisième temps concernera la participation des communautés Salinas Grandes Guayatayoc aux initiatives de l’APMM en vue d’une synergie avec d’autres lieux de résistance aux mines à grande échelle dans les Andes et d’autres massifs, et dans le cadre du double concept de gestion (et de défense) en biens communs des ressources naturelles.

Leader Uyuni























mardi 9 avril 2013

Pétition pour appuyer des revendications des populations de la commune d'Imider (Maroc)

Localement, depuis le 1er août 2011, l’ensemble des habitants de la commune rurale se sont rassemblés en unanimité sur des revendications socio-économiques, défendues dans le cadre du Mouvement : sur la voie de 96 - Imider -, représentant unique et légitime de la population des 7 villages, confirmant par là leur droit à l’accession à la jouissance des richesses de leur communauté et la défense de leurs droits légitimes en tant que citoyens, légaux à l’égards des litiges les liants à la SMI.

Appauvrissement des ressources hydrauliques :
La population de la commune d'Imider souffre d'une grave pénurie d'eau potable depuis le printemps 2011, engendrée par une surexploitation de la nappe phréatique souterraine par la SMI ( puit de Targit depuis 1986 et forages de Tidsa depuis 2004), ce qui a provoqué des effets néfastes sur l'agriculture, la principale activité des riverains, sachant que cette source est exploitée sans tenir compte de la loi 10-95 sur la gestion d'eau. En plus, cet élément vital est pollué par les vestiges du processus de production par l'infiltration de substances toxiques (comme le cyanure interdit à l'échelle mondiale) dans la nappe phréatique souterraine.

Une pollution atteignant l'eau, l'atmosphère et le sol ...
La société entreprend les opérations de production de l'argent en utilisant divers produits chimiques toxiques (Ex :Cyanure), laissant des déchets liquides, gazeux et solides qui ont, sans aucun doute, un impact sur l'environnement (atmosphère, eau, faune et flore). Sans négliger pour autant la gravité de cet effet en l'absence d'une "Étude d'impact" et d'un management environnemental (ISO 14001), parce qu'elle n'était pas classées et écologiquement non homologuée. Ajoutant que la SMI occupe les terrains collectifs et les terres des paysans sans aucun justificatif légal.

L'exclusion, la marginalisation et les illusions de développement :
En dépit de sa richesse minérale énorme, la commune d'Imider enregistre le manque des infrastructures les plus basiques et les plus essentielles; la majorité des villages souffrent de l'isolement et l'absence de routes asphaltées, ainsi que les établissements et personnel de santé, et l'absence de généralisation du réseau électrique, le transport scolaire et l'eau potable ...
Comme l'Homme est la pierre angulaire de tout développement, la SMI n'a pas respecté son rôle comme un véritable acteur de développement en partenariat avec toutes les parties prenantes.

Emploi :
Quoique le plus grand producteur de l'argent en Afrique se trouve sur les territoires de la commune d'Imider, la part des emplois occupée par les jeunes imidriens ne dépasse pas les 14% du nombre global du personnel. En plus de l'exclusion systématique des jeunes de la commune, on note la violation de la convention conclue entre la SMI et les représentants de la commune en 2010. Ainsi que L'article sur l'emploi saisonnier des étudiants et des stagiaires de la Convention de 2004.

Nous appuyant sur les remarques précédentes, réaffirmons par la présente note notre attachement à nos droits légitimes et au principe de dialogue responsable et sérieux pour trouver une solution globale au conflit. Imposer une solution unilatérale, telle la reprise et la poursuite du pompage de l’eau au moindre coût, ne ferait qu’envenimer la situation.

Nous appelons toutes les bonnes volontés de considérer la situation dans sa globalité et exhortons les médias, les organismes nationaux et internationaux et organisations de défense des droits humains à se rendre sur place pour ouvrir une enquête approfondie et impartiale et trouver une solution qui rendrait la dignité aux habitants et permettrait le développement de la région et son épanouissement et ceci pour le bénéfice de toutes les parties en présence.
http://www.avaaz.org/fr/petition/Realisations_des_revendications_des_populations_de_la_commune_dImider/?tuImyeb

dimanche 17 mars 2013

L'APMM Maroc organise le Festival Montagne'arts : Les Pyrénes invitées

L'APMM Maroc organisera, du 5 au 7 septembre 2013, le premier festival Montagne'Arts à Séfrou au Maroc. Ce festival a pour but de promouvoir et valoriser les arts de la montagne pour en faire un levier de développement durable. L'ambition affichée est d'offrir une opportunité de rencontre et d'échanges artistiques, culturels et gastronomiques, et de permettre au permettre au public d'apprécier un aspect authentique de l'art populaire des montagnes marocaines et du monde.
A cette occasion, les Pyrénées françaises et la Kabylie en Algérie seront les les deux régions de montagne invitées.
Saïd Kamel sera le directeur de ce festival.

Clôture des Assises du Développement


Les Assises du Développement, ouverte par Pascal Canfin depuis 4 mois, ont été clôturées le 1er mars par François Hollande. AVSF s'est fortement impliqué dans le déroulement de ces Assises avec ses collègues ONG du Groupe Initiatives, collectif membre de Coordination Sud. 
En réaction aux conclusions de ces Assises, le Groupe Initiative a publié un communiqué de presse afin d'interpeller le président sur le fait que le développement est certes économique, mais qu'il doit être le levier d'un changement social. Les approches du développement, les méthodes, et les pratiques de collaborations entre acteurs doivent être renouvelées. Pour lire le communiqué de presse, cliquez ici.


Assemblée générale de l'APMM Maroc



Le samedi 5 Janvier a eu lieu l’assemblée générale de l’association des populations des montagnes du monde, section du Maroc, à la salle de conférence d’ALQODS de Fès et ayant pour thème « pour des lois équitables aux montagnards ». Etaient présents, les membres du bureau national, des sections régionales et des sections provinciales ainsi que le bureau des chercheurs de l’APMM. Il y avait la présence aussi des présidents de plusieurs associations, les représentants du congrès mondial amazigh ainsi que le représentant  de l’union marocaine.
Etaient présents aussi, les représentants de la jeunesse amazigh, des figures politiques, artistiques, des représentants des membres du Conseil National des droits de l’Homme, des chercheurs et des acteurs concernés par le développement des montagnes.
 

L’élection du nouveau bureau de l’APMM coïncide avec des changements importants et novateurs à l’échelle nationale et régionale. C’est dans ces perspectives de démocratie et de politique participative que les populations des montagnes Marocaines comptent sur le bureau national pour qu’il travaille sur plusieurs projets tels que :       
- La résolution du problème des terres collectives, la question de l’organisation sociale, l’implication de ces populations dans la gestion de leur territoire et l’utilisation des ressources naturelles et patrimoniales de ces territoires.

-Abolition des lois coloniales qui limitent et empêchent le développement de plusieurs régions du Maroc et qui empêchent les gens de profiter de leurs terres.

-Mise en application de la nouvelle constitution qui dit que l’amazigh est une loi officielle et nationale.

-Mise en place de lois de l’instruction de la langue Amazigh pour tous les marocains à tous les niveaux scolaires  dans les établissements publiques et privés de manière obligatoire et ceci en lettres Tifinagh. Il faut faire en sorte que la langue Amazigh soit utilisée dans la vie publique.

-Annulation de la note ministérielle qui interdit aux fonctionnaires de l’état civil l’enregistrement de nouveaux nés avec des prénoms Amazighs et son remplacement par une autre note qui autorisera l’enregistrement des nouveaux nés avec des prénoms Amazighs dans l’état civil.

-Développer des lois qui assureront le développement de toutes les populations dans toutes les régions sans qu’une soit favorisée par rapport à d’autres.

-Prendre en considération les droits des nomades dans toutes les régions où ils se déplacent et prendre en considération leur situation sociale.

-Eviter l’isolement de certains douars et les munir de toutes les infrastructures nécessaires telles que  la construction de routes qui éviteront leur isolement.

-Aider les populations des montagnes à la réalisation de projets à rendement, ce  qui leur permettra une vie décente.

-La libération des deux détenus de l’APMM : Jamal Ouassou et Lhoucine Aït Baha, victimes de jugements hâtifs.

-L’accompagnement des populations dans l’accomplissement de projets générateurs de revenus sur le long terme.

-Ouvrir des centres de formation spécialisés dans les métiers liés directement ou indirectement à la montagne et ceci pour limiter l’émigration des jeunes montagnards.

-Construction de routes qui relieront les montagnes aux routes nationales, villages, ainsi que la construction du tunnel de Tizi Ouchka.

-Ainsi que tout ce qui est nécessaire pour la sédentarisation des montagnards et la diminution de l’émigration des montagnards en créant des centres générateurs de revenus et pourquoi pas encourager l’émigration dans le sens inverse.

-Préserver le savoir faire millénaire des montagnards,  spécifique à chaque massif.

- Faire en sorte de garder la culture locale et revendiquer le droit des montagnards pour la sauvegarde des contes et des légendes, chants, poésie…



                                     Pr Nadia Maâzouzi

                          Secrétaire générale de l’APMM section Maroc

Nuevos mapas de zonas de montaña y desfavorecidas: Inglaterra abre una consulta pública


Una de las piezas de la futura Política Agraria será el apoyo a las zonas con limitaciones naturales, que dará continuidad a las actuales políticas de apoyo a las zonas de montaña y desfavorecidas. Además de las tradicionales ayudas anuales a las rentas (indemnizaciones compensatorias) y de otras medidas de discriminación positiva para estas zonas (tales como mayores porcentajes en algunas ayudas como los planes de mejora, etc.), en el futuro los gobiernos podrán destinar, si así lo desean, una parte de las ayudas directas del primer pilar de la PAC a estas zonas.

En este contexto cobra una especial relevancia la obligada revisión de los mapas de las zonas desfavorecidas, que ya se intentó sin éxito en el período 2007-2013. Ahora la Comisión Europea está empeñada en que se haga borrón y cuenta nueva con unos mapas que se dibujaron hace ya mucho tiempo (las ayudas a las zonas de montaña empezaron en 1975) y con criterios muy heterogéneos. Aparte de las dificultades técnicas de esta tarea, por la falta de datos completos en la UE-27 de muchos de los indicadores que se quieren usar, es de esperar que vuelva a haber resistencias de todo tipo a la modificación del "status quo".

La Administración inglesa, a través del DEFRA, ha abierto una consulta pública para facilitar la participación de los ciudadanos en la modificación de la delimitación de las zonas desfavorecidas, poniendo a su disposición unos mapas interactivos con los efectos de los nuevos criterios y dando de plazo hasta finales de marzo para enviar propuestas.
http://www.defra.gov.uk/consult/2013/02/01/areas-facing-natural-constraints-1302/

En España no se ha difundido todavía información pública sobre la nueva delimitación, que afectará en un sentido o en otro a buena parte de la agricultura española, ya que actualmente está clasificado como desfavorecido la mayor parte del territorio: un 33,7% de la superficie agraria útil española está en zonas de montaña y otro 48,1% está en zonas desfavorecidas por riesgo de despoblamiento o por otros criterios. Con la nueva normativa 2014-2020 pueden producirse movimientos en los dos sentidos: zonas que salgan de la lista (perdiendo de forma progresiva las ayudas) y zonas que se incorporen.




Jorge Hernandez Esteruelas
Pirineos Vivos

Newsletter Alliance Terre Citoyenne

La newsletter du mois de mars 2013 de l'Alliance Internationale Terre Citoyenne est en ligne. Pour la consulter, cliquez ici

Bonne lecture!